Présentation

logo-20DLV.jpg Des Livres et Vous est une association qui vise à populariser la littérature à l’EDHEC. Elle n’existe que depuis quatre ans, mais il existe toutefois une tradition littéraire dont elle se fait l’écho, puisque Yves Navarre, EDHEC 1964, remporte le prix Goncourt pour Le Jardin d’acclimatation en 1980. D’ailleurs, l’événement majeur lui est dédié, puisqu’il s’agit de l’organisation d’un prix littéraire : le prix Yves Navarre. Celui-ci est réservé aux petites et moyennes maisons d’édition et a pour but de faciliter la connaissance du grand public pour des œuvres peu mises en avant du fait de l’influence moindre de leurs éditeurs. L’association réalise une newsletter imprimée qui est distribuée au sein de l’EDHEC et une émission de radio en partenariat avec Radio’ED (http://www.radio-ed.com/). Ces émissions sont articulées autour de différents thèmes tels que les mangas, la fantaisy, la mer, l’alcool, l’utopie littéraire ou des auteurs, comme Montherlant, Céline ou Paul Auster. Une autre activité est la mise à disposition de la bibliothèque qui compte plus de 700 ouvrages de différents genres (du roman policier aux BD, en passant par les thrillers et Balzac). L’association envisage la réalisation de nombreux projets pour l’année prochaine, dont un guide des librairies lilloises et des ateliers d’écriture de nouvelles.

Voici ci-dessous les articles des différentes newsletters déjà publiées (NL1,2,3 et 4). 

Bonne lecture !
  

Jeudi 21 juin 2007
Destruction.jpg La destruction de Kreshev, Singer (nouvelle extraite du recueil Le Spinoza de la rue du marché)
 
Quelques mots sur l’auteur :
Isaac Bashevis Singer est né en 1904 en Pologne, il est fils et petit-fils de rabbin. Il a été élevé au séminaire rabbinique de Varsovie. Il débute sa carrière littéraire en 1925. Il rejoint son frère à New York en 1935. Il obtient la nationalité américaine en 1943, reçoit le prix Nobel de littérature en 1978 et décède à Miami en 1991. Son œuvre est très large et englobe à la fois des romans, des recueils de nouvelles, des contes pour enfants et quelques pièces de théâtre.
 
L’histoire se passe dans la petite ville de Kreshev et est contée à travers les yeux de Satan. La toute première phrase de la nouvelle est en effet : »Je suis Satan, le Serpent de la Création, le Mauvais ». Le cadre est planté dès les premières pages, avec une description passionnante de Kreshev et des Juifs qui y habitent.
 
Reb Bunim Shor est l’homme le plus fortuné de la ville ; il a deux enfants : un fils et Lise, âgée de 10 ans à leur arrivée. Elle est belle, très instruite, douée d’une grande curiosité intellectuelle. Quand Lise eut 15 ans vint le moment de songer à son mariage. Deux opportunités s’offraient à elle : soit elle se marierait avec un homme très riche mais peu instruit, soit avec un prodigue, mais sans argent. Lise choisit le second prétendant : Shloimele.
 
S’en suivent alors les péripéties de l’amour passionnel et du mariage compromis entre ces deux jeunes gens, sous l’œil ravi de Satan. La jeune fille de bonne éducation va très vite se débrider au contact de ce bel homme mystérieux, son mari, et, avec la bénédiction de celui-ci, au contact d’un coureur de femmes, son amant.
 
C’est une histoire passionnante qui met en lumière la complexité de l’attirance vers l’autre, la multitude des sentiments, la violence psychologique ou physique de l’amour. La nouvelle amène le lecteur d’un étonnement à un autre, sur le chemin de la perversion, et tient en haleine jusqu’à l’épilogue, pas si loin de la réalité en fin de compte. A lire absolument !
Par Des Livres et Vous - Publié dans : Newsletter 3
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 21 juin 2007
Je--Fran--ois-Villon.jpg Je, François Villon de Jean Teulé
 
 
Frères humains qui après nous vivez, N'ayez les cœurs contre nous endurcis." Signé François Villon.  Cet homme est peut-être né le jour de la mort de Jeanne d'Arc. On a pendu son père et supplicié sa mère. Il a appris le grec et le latin à l'université de Paris. Il a joui, menti, volé dès son plus jeune âge. Il a fréquenté les miséreux et les nantis, les étudiants, les curés, les prostituées, les assassins, les poètes et les rois. Aucun sentiment humain ne lui était étranger. Des plus sublimes aux plus atroces, il a commis tous les actes qu'un homme peut commettre. Il a traversé comme un météore trente années de l'histoire de son temps et a disparu un matin sur la route d'Orléans. Il a donné au monde des poèmes puissants et mystérieux, et ouvert cette voie somptueuse qu'emprunteront à sa suite tous les autres poètes : l'absolue liberté.
 
Je, François Villon vous invite à descendre au plus bas de l’âme humaine, dans l’amoralité la plus totale dans l’une des époques les plus sombres de l’histoire de France.
Jean Teulé nous fait vivre les trente années de la fin du Moyen Age à travers les yeux du poète visionnaire que fut Villon. Il vous fera visiter les bas-fonds de Paris, la cour du roi René, le campus de la
Sorbonne, les prisons de l’archevêché de Rouen et le gibet de Montfaucon.
La violence aveugle, la déchéance sexuelle, l’anthropophagie des crève-la-faim rescapés de la guerre de cent ans et de la grande peste donnent à « American psycho » des airs de la collection rose.
 
Avec cette biographie du premier des poètes, Jean Teulé termine en apothéose sa trilogie des poètes maudits. Véritable voyage à la rencontre d’un homme et d’une époque, ce roman achève nos illusions sur le moyen age : non, ce n’était pas mieux avant !
 
Par Des Livres et Vous - Publié dans : Newsletter 3
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 21 juin 2007
Un autre monde, Stiglitz
           
 
Téléphone en rêvait, Stiglitz nous affirme qu’il est possible
 
Le constat semble clair : la mondialisation telle que nous la vivons aujourd’hui ne peut être durable. Les déséquilibres sont trop importants : le pays le plus riche du monde est aussi le plus endetté, l’environnement ne cesse de se dégrader, les flux financiers partent des pays pauvres vers les pays riches dans le cadre de la dette… La liste est longue. Cette situation explique les propos de plus en plus virulents des détracteurs de la mondialisation. Et, d’une certaine manière, ils ont raison.
 
C’est pourquoi le Prix Nobel d'économie, Joseph Stiglitz, conseiller économique à la Maison-Blanche auprès de Bill Clinton, puis économiste en chef et vice-président de la Banque mondiale entre 1997 et 2000, nous appelle à repenser la mondialisation. Bien gérée, elle peut être une aubaine à la fois pour les pays en développement et pour les pays développés. Dans son livre, il nous expose le fruit de ses réflexions afin de rendre la mondialisation plus équitable et plus juste.
 
Le propos est clair, le livre facile à lire et surtout enrichissant. On en vient même à se demander pourquoi ses idées ne sont-elles pas appliquées tellement elles semblent découler du bon sens. Un livre à lire absolument.
Par Des Livres et Vous - Publié dans : Newsletter 3
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 21 juin 2007
Voyage-au-bout-de-la-nuit.jpg Voyage au bout de la nuit, Céline
 
 
La "petite musique" de Céline : une danse macabre plus vivante qu'aucune autre
 
Pour ceux qui souhaiteraient découvrir un écrivain de grande envergure tout en étant réticent à l'idée de se conformer au goût conventionnel qui, pieusement, adule la littérature consacrée, le moment est venu de lire Céline !
 
Grandiose et marginal à la fois, cet auteur qui disait écrire "pour rendre les autres illisibles" fut le premier à pulvériser le langage académique de manière à faire palpiter l'écriture littéraire, trop ronronnante pour lui.
 
Paradoxalement, la vivacité frémissante et chaude de la langue célinienne exprime une pensée si noire qu'on serait tenté de comparer les romans de Céline à des danses macabres turbulentes et fougueuses. Par son cynisme délectable, Céline nous dresse un tableau de l'existence désespérément sinistre et drôle.
Dans son premier roman intitulé "Voyage au bout de la nuit", Céline fait accoster son héros Bardamu aux rives les plus caractéristiques du monde contemporain. Bien entendu, ce périple est aussi un voyage symbolique de la jeunesse et de l'illusion vers la connaissance désabusée et la mort : "La vie c'est ça, un bout de lumière qui finit dans la nuit. Et puis peut-être qu'on ne saurait jamais, qu'on ne trouverait rien. C'est ça la mort". Après avoir connu les horreurs de la guerre en Europe, la pourriture en Afrique coloniale, le cauchemar de la déshumanisation aux États-Unis, le héros narrateur aborde la France des banlieues incarnant quant à elle l'injustice, la misère et la mesquinerie d'une humanité sordide.
 
Cette célèbre autofiction précède plusieurs autres récits tout aussi savoureux dans lesquels l'auteur fait disparaître le masque de Bardamu pour donner à son personnage principal son propre nom : Ferdinand. Plus on avance dans l'oeuvre de Céline, plus l'écriture s'émancipe de la syntaxe traditionnelle. Plus qu'aucun autre auteur, Céline est réellement parvenu à s'approprier le langage pour en faire la pâte de son oeuvre personnelle, une oeuvre détonante et belle. Dans ses "Entretiens familiers" Céline raconte : "D'instinct je cherchais un autre langage qui aurait été chargé d'émotion immédiate, transmissible mot par mot, comme dans le langage parlé. Ainsi se constitua le "style Bardamu". Maintenant, ce style, je le trouve trop vieillot et trop timide. Il y a là encore trop de "phrases filées". Je ne peux plus avaler ça. C'est écoeurant".
 
Ainsi, rien n'échappe à l'obsessionnel dégoût de Céline, pas même ses propres oeuvres ! Cet écoeurement imprègne le récit comme une odeur imprègne la matière et la manière avec laquelle il crée un réseau d'associations entre les êtres et le monde qui les entoure facilite l'impression de viscosité omniprésente dans son oeuvre. Mais le plus fascinant est que le lecteur lui-même se retrouve comme happé, voire englué dans l'univers poisseux de Céline, notamment grâce à la familiarité avec laquelle ce dernier s'adresse à lui. Sans jamais tomber dans l'esprit potache, Céline imbibe ses pages d'un inaltérable dégoût, dégoût dont l'excès même le fait basculer dans la dérision jubilatoire.
 
Si l'atmosphère visqueuse de l'oeuvre suinte si facilement de ses pages, c'est en grande partie grâce au caractère vif et pénétrant du style de la narration. On n’y rencontre rien qui ne soit contaminé par les impressions personnelles du héros narrateur. C'est son propre univers mental qui nous agrippe lorsque nous lisons une quelconque description. Ainsi, tout en développant un style rigoureusement opposé à celui de Proust, Céline parvient comme lui à trouver un rééquilibrage du roman au profit d'une voix narratrice qui déborde le récit. Cette voix, nous croyons même l'entendre, tant elle restitue l'émotion du parler à travers une écriture.
 
On aurait pourtant tort de s'imaginer que Céline se contente de retranscrire la langue orale, car si ses phrases sont truffées d'élisions et d'expressions argotiques, le rythme et les sonorités de la langue sont finement travaillés pour créer ce que Céline appelle sa "petite musique". Lire Céline, c'est glisser dans le flot d'une parole délirante qui rebondit, s'étire et se fige au rythme crépitant de l'écriture animée par un style qui s'efforce de retrouver la vivacité du parler tout en demeurant artificiel, travaillé, donc écrit. Ainsi, Céline ranime l'écriture littéraire sans rien lui enlever de son caractère artistique.
 
Par Des Livres et Vous - Publié dans : Newsletter 3
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 21 juin 2007
Prada.jpg L’avis d’une experte

Vous êtes allées voir Le Diable s’habille en Prada ? Vous avez déjà lu des Accrocs du Shopping ? Vous avez, je pense, remarqué qu’il existait un certain nombre de romans de ce genre. Légers, faciles à lire, pas très intellectuels, mais bon, c’est pas ça qu’on cherche non plus…Plutôt que vous donnez un compte-rendu barbant du genre, je vais vous donner la recette pour écrire votre propre roman.
 
Tout repose sur votre héroïne. Elle doit être jolie, mais pas trop (ça facilite l’identification de la lectrice au personnage). Nul besoin de lui donner la taille mannequin (après tout, est-ce que ça existe en vrai ?). Malgré cela, dès que vous l’aurez attifée avec un peu de soin, elle sera splendide. Sa rivale peut, quant à elle, être parée de toutes les qualités nécessaires ; votre héroïne, pour affirmer son originalité et sa force de caractère, sera brune dans un univers de blondes. Inutile par contre de lui donner les méninges d’Einstein, elle se tirera avec brio de tous les pièges, et des situations qui lui permettront d’être sotte, bien qu’adorable. D’ailleurs, ces indéniables qualités l’aideront dans sa carrière, même si, pour le moment, elle est coincée dans un job rébarbatif à Comment réussir votre épargne ? Maintenant que vous avez votre ingrédient principal, vous pouvez travailler au jugé si vous le souhaitez. Prenez Le Journal de Bridget Jones (Helen Fielding), enlevez les pauses cigarettes que vous remplacerez par les virées shopping. Gardez la déprime et la chasse au beau parti (ou juste la chasse). Si votre héroïne finit toujours par trouver chaussure(s) à son pied, elle a souvent un passage à vide au début. A présent, secouez, mélangez et servez tiède, avec un coulis au chocolat. 
blonde-attitude.jpg                                                                               Shopaholic.jpg
Par Des Livres et Vous - Publié dans : Newsletter 2
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander

Présentation

Recherche

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

Forum

Donnez votre avis sur les articles des newsletters de Des Livres et Vous ou sur le site sur le forum !

http://deslivresetvous.forumsactifs.com
 

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus